Une mémoire à restaurer
Un débat à la Cinémathèque française a révélé une urgence : numériser les films du patrimoine tournés en argentique.
dans l’hebdo N° 1339 Acheter ce numéro

Depuis deux ans et demi environ, toutes les salles de cinéma sont équipées de projecteurs numériques. À part dans les cinémathèques, où continuent d’être projetés des films tournés sur pellicules photo 70, 35 et même parfois 16 mm, l’argentique est réduit au rôle de plus-value symbolique. Et encore, à de très rares occasions. On pense à Interstellar, de Christopher Nolan, qui, bien que tourné sur pellicule, n’a été montré en projection argentique que dans quinze cinémas dans le monde, dont un en France : le Grand Mercure, à Elbeuf. Pour les films récents, cela ne pose aucun problème. À l’exception d’une poignée de défenseurs du film argentique, dont fait partie Nolan, tous les réalisateurs tournent maintenant en numérique. Pour les films de patrimoine, en revanche, la transition est rude. Du 28 janvier au 1er février, la seconde édition du festival Toute la mémoire du monde, à la Cinémathèque française, a réuni de nombreux spécialistes autour de cette
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