Fabien Truong : « Les jeunes de banlieue doivent se construire contre une image d’eux-mêmes »

Le sociologue Fabien Truong a montré le poids des représentations dans les parcours des jeunes issus des quartiers populaires.

Erwan Manac'h  • 21 octobre 2015 abonné·es
Fabien Truong : « Les jeunes de banlieue doivent se construire contre une image d’eux-mêmes »

Les histoires individuelles et leur étude dans la durée ont permis à Fabien Truong de démontrer que les travers imputés aux « jeunes de banlieue » sont des phénomènes éphémères qui ne concernent qu’une minorité. L’écrasante majorité des jeunes issus de ces quartiers aspirent à une vie « normale », malgré le poids des représentations.

Vous écrivez que « l’émeute tend à accentuer le hiatus entre ce que les émeutiers expriment et ce que les “autres” pensent d’eux ». Pouvez-vous développer ?

Fabien Truong : Les images de violence ont fait le tour du monde en 2005, véhiculant un imaginaire très fort lié à « la banlieue », sans toutefois dire grand-chose. Ce regard négatif s’est accentué de 2005 à 2015 avec l’addition de la question de l’islam et des débats sur «

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Société
Temps de lecture : 5 minutes