« Fasciste »: Mme Le Pen déboutée de sa plainte contre Mélenchon (bis)

La présidente du Front national poursuivait le co-fondateur du Parti de gauche pour «insulte» . La cour d'appel de Paris confirme le jugement de première instance qui relaxait Jean-Luc Mélenchon.

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La cour d'appel de Paris débouté Marine Le Pen de sa plainte contre Jean-Luc Mélenchon, dans un arrêt rendu mercredi 6 octobre. La présidente du Front national reprochait au co-fondateur du Parti de gauche de l'avoir qualifié de «fasciste» sur iTélé, le 5 mars 2011. Le 10 avril 2014, la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris, avait relaxé le candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle. Les juges avaient estimé que l'emploi de ce qualificatif se situait « dans le cadre d’un débat d’idées et d’une polémique sur la doctrine et le rôle d’un parti politique, sur lesquels Jean-Luc Mélenchon pouvait légitimement faire valoir son opinion (...) sans dépasser les limites autorisées de la liberté d’expression en la matière » .

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Une qualification «nécessaire»

Dans son arrêt, que l'AFP a pu consulter, la cour d'appel de Paris a relevé que dans le contexte de l'époque, où certains associaient Mme Le Pen et M. Mélenchon sous le terme de «populisme» , il était «nécessaire» que ce dernier «exprime son opinion en caractérisant politiquement son adversaire par un terme manifestant sa réprobation complète des idées politiques défendues par le Front national» .

Se félicitant de cette décision contre laquelle Mme Le Pen va se pourvoir en cassation, Me Raquel Garrido, avocat de Jean-Luc Mélenchon, a déclaré qu'il «aurait été dévastateur qu'on n'ait pas le droit de dire, à propos de Mme Le Pen qu'elle est une fasciste» . Il s'agit selon elle d'une «liberté acquise non seulement dans le débat politique» , mais «aussi pour la presse» . «Depuis 2011 , a-t-elle rappelé dans un tweet, Marine Le Pen attaque ou menace d'attaquer les médias qui la qualifient de fasciste ou d'extrême droite. L'auto-censure peut cesser.»

Sur Twitter, Jean-Luc Mélenchon s'est félicité de ce jugement qui porte un coup à la stratégie de dédiabolisation de Mme Le Pen et permet «d'appeler un chat un chat» .


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