Imen Habib : « Un harcèlement juridique contre BDS »

Imen Habib dresse un bilan de l’action internationale contre la colonisation des territoires palestiniens. Si elle connaît des victoires, elle rencontre aussi la répression, notamment en France.

Denis Sieffert  • 3 février 2016 abonné·es
Imen Habib : « Un harcèlement juridique contre BDS »
Imen Habib Animatrice de la campagne BDS France.
© Zinyange Auntony/AFP

Au moment où la droite israélienne lance une offensive en France contre le boycott des produits israéliens, et tente de faire interdire toute réunion publique sur ce thème, deux pétitions circulent en défense de cette campagne pacifique. L’une initiée par BDS France, dont nous avons rencontré la coordinatrice, l’autre, d’une sensibilité différente, est à l’initiative de l’Association France Palestine solidarité (voir encadré).

Pouvez-vous nous rappeler l’historique de la campagne Boycott, désinvestissement, sanctions (BDS) ?

Imen Habib La campagne BDS a été lancée en 2005 par plus de 170 associations et organisations de la société civile palestinienne. C’est une campagne non-violente qui s’inspire de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud.

Dans quel contexte est née cette initiative ?

Cet appel a été lancé un an après l’avis de la Cour internationale de justice recommandant sans succès le démantèlement du mur dont le tracé annexait de nouveaux territoires palestiniens, isolait des villages et détruisait des terres agricoles.

Quels sont les pays qui ont repris immédiatement cet appel ?

La campagne BDS est très vite devenue internationale, aux États-Unis, au Canada, en Grande-Bretagne, en Afrique du Sud, puis en Espagne, au Maroc, et même au Japon, où j’ai eu le plaisir de rencontrer des camarades de BDS Osaka ! En France, il y a eu des actions BDS ici et là, mais c’est en 2009 que s’est créée la campagne BDS France, après l’attaque israélienne sur Gaza « Plomb durci », qui a fait 1 400

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