Malaise en cours
Solitude, formation défaillante, colère de ne pouvoir assumer la promesse démocratique : les enseignants se débrouillent comme ils peuvent et voudraient refonder leur métier.
dans l’hebdo N° 1394 Acheter ce numéro

Cent mille visites en trois jours, 147 000 un mois plus tard. La lettre ouverte, publiée sur Politis.fr, d’enseignants du collège Hubertine-Aubert, à Toulouse, réagissant au suicide, le 27 janvier, de leur collègue Vincent s’est répandue comme une traînée de poudre, en particulier sur les réseaux sociaux. « Le suicide de ce jeune stagiaire de 27 ans a bouleversé la communauté éducative », écrit John Strempe sur le site du NPA Révolution permanente. Et de mettre en évidence « les problèmes de violence et surtout le manque de moyens pour réussir à faire de la pédagogie et non de la répression. Car c’est bien là le nœud du problème. Ce n’est pas le fait d’élèves violents, mais la non-prise en charge et le