Après les attentats, de fragiles fragments de mémoire

Bougies, dessins d’enfants, petits mots… Des chercheurs travaillent à conserver les objets déposés sur les lieux des attentats, transformant l’éphémère en document d’histoire.

Olivier Doubre  • 9 novembre 2016 abonné·es
Après les attentats, de fragiles fragments de mémoire
© Photo : CITIZENSIDE / CAROLINE PAUX / AFP

Il ne reste plus rien (ou presque) devant le Bataclan, ni aux abords des cafés mitraillés le 13 novembre 2015 par le sinistre « commando des terrasses », de ces milliers de messages multiformes déposés par des Parisiens, des banlieusards ou des provinciaux, de passage ou riverains, dès l’aube du 14 novembre, le sang à terre à peine séché, les vitrines encore perforées par les balles.

Depuis les tueries à Charlie Hebdo et à l’Hyper Cacher, en janvier 2015, la place de la République était déjà devenue un véritable lieu de mémoire, sorte de carrefour émotionnel où d’innombrables écrits, citations, croquis, drapeaux, bougies, objets divers se sont accumulés. Le lieu avait d’emblée attiré l’attention des chercheurs. L’historien Patrick

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