PCF : à la recherche de la boussole perdue

Divisé sur sa stratégie et confus sur sa doctrine à l’approche de son congrès, le parti communiste est mal en point. L’étau se resserre autour de Pierre Laurent, qui brigue un troisième mandat.

Pauline Graulle  • 21 février 2018 abonné·es
PCF : à la recherche de la boussole perdue
© photo : MICHEL STOUPAK/CrowdSpark/AFP

À chaque congrès, sa grande question politique. En 2016, un an avant la présidentielle, il s’agissait, grosso modo, pour le Parti communiste de trancher : « Pour ou contre Mélenchon ? » L’affaire s’était soldée par la réélection de Pierre Laurent, l’homme du compromis, et par les tergiversations stratégiques que l’on sait.

Une fois passée la douloureuse séquence présidentielle-législatives, le ciel allait-il enfin s’éclaircir pour le PCF ? Las ! Le prochain congrès du parti, qui se tiendra du 23 au 25 novembre, s’annonce plus ardu que jamais. Alors que la France insoumise, devenue seul maître à bord à gauche, occupe désormais l’espace politique de la radicalité, il s’agit pour le PCF de (re)trouver une raison d’être. Un destin. Rien que ça.

Malaise

« Se réveiller », « prendre le taureau par les cornes », « redevenir utile »… Quels que soient les mots employés, les communistes sont, au moins, d’accord sur une chose : 2018 devra être l’année du tournant si elle ne veut pas être celle de l’enterrement.

Car, dans les rangs des 60 000 cotisants (officiellement recensés), le malaise est grand. Absence de cap stratégique, errements idéologiques, manque de visibilité dans l’action, sans parler des problèmes financiers qui guettent… Attablé devant un petit-déjeuner au restaurant de l’Assemblée nationale, André Chassaigne, l’influent patron des députés

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Politique
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