L’« hyperpolitique », les grains et la colère
Dans son essai Hyperpolitique, salué à l’international, Anton Jäger décrit une société politisée mais incapable de pérenniser son énergie. Un examen singulier et percutant du présent, dont les pistes de dépassement sont encore à dessiner.

© Maxime Sirvins
Il y a décidément quelque chose de baroque lorsqu’on entre dans la Maison de métallos, cette salle culturelle et librairie « fédératrice et populaire » du 11e arrondissement de Paris, rue Jean-Pierre-Timbaud. Les affiches des prochains spectacles – Drive in Drama, Hot Bodies, Darkness Picnic – font face au cortège de portraits politiques en risographie placardés au mur. L’anarchiste russe Kropotkine y côtoie Nathalie Lemel, militante féministe de l’Association internationale des travailleurs, ou le guérillero Pancho Villa, devenu un emblème de la révolution mexicaine (1910-1920).
Et puis, devant ce mille-feuille de figures contestataires, arrive Anton Jäger, pour soutenir, ce 1er octobre, la parution
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