Le péril Erdogan

Les élections du 24 juin ressemblent à un quitte ou double pour l’autocrate d’Ankara, au pouvoir de plus en plus personnel mais affaibli par le ralentissement économique et les tensions internationales.

Denis Sieffert  • 20 juin 2018 abonné·es
Le péril Erdogan
© photo : Diego Cupolo/NurPhoto/AFP

Visiblement, Recep Tayyip Erdogan n’a pas encore tout à fait réussi à mettre en place le régime dictatorial dont il rêve. La preuve : le double scrutin, présidentiel et législatif, du 24 juin apparaît nettement plus ouvert que prévu. Malgré la mise en coupe réglée du pays au lendemain de la tentative de putsch du 15 juillet 2016, malgré 50 000 arrestations, des purges massives dans l’administration et l’appareil judiciaire, le président turc n’a apparemment pas réussi à faire taire ses opposants. Deux candidats pourraient le mettre en échec : Muharrem Ince, du Parti républicain du peuple (CHP, kémaliste), apprécié pour ses talents oratoires, et l’ancienne ministre de l’Intérieur, Meral

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Monde
Publié dans le dossier
Turquie : La démocratie étranglée
Temps de lecture : 4 minutes

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