Mauvaises ondes

Des personnes « électro-sensibles » accusent de multiples maux wifi, portables, antennes relais… Justice et médecine tâtonnent.

Chloé Richard  • 1 mai 2019 abonné·es
Mauvaises ondes
© photo : Un jugement a donné raison à des personnes incriminant Linky, le compteur communicant d’Enedis.crédit : GARO/Phanie/AFP

À 55 ans, Patrick Vaillant n’a jamais vraiment eu de problèmes de santé – « Je n’avais même pas de médecin traitant » –, jusqu’au jour où lui et sa compagne ne parviennent plus à dormir à poings fermés. Acouphènes, maux de tête, insomnies, en une semaine leur vie est soudainement devenue insoutenable dans leur appartement à Rennes. « Au début, on se demandait ce qui se passait, on se disait qu’on commençait à vieillir. » Mais, au bout de huit jours, le couple a reçu un courrier d’EDF qui leur « indiquait que le compteur Linky était enfin devenu communicant : là, on a fait le lien ». Premier réflexe, en attendant d’aller chez le médecin généraliste, et pour essayer de mettre des mots sur leurs troubles : « On a fait des recherches sur Internet, on a plongé dans quelque chose à quoi on ne s’attendait pas du tout. » Le couple a découvert l’électrosensibilité. Aussi appelée électro-hypersensibilité (EHS), elle se définit par « une réaction du corps face à un changement des ondes électromagnétiques environnantes », indique Gauthier Desmarchelier, médecin généraliste à La Rochelle. Cette pathologie toucherait 5 % de la population française, soit près de 3,3 millions de personnes, selon les chiffres de l’Agence nationale de sécurité

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Société Santé
Temps de lecture : 7 minutes

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