La République du soupçon

Dans la réalité, bien sûr, Emmanuel Macron se fiche complètement de la présomption d’innocence.

Sébastien Fontenelle  • 24 juillet 2019 abonné·es
La République du soupçon
© crédit photo : Philippe LOPEZ / AFP

Après avoir déclamé quelques jours plus tôt qu’il ne prenait pas ses décisions « sur des révélations, mais sur des faits », ou sinon « ça devient la République de la délation », Emmanuel Macron a fait, ce samedi, sur l’affaire qui a finalement contraint François de Rugy à la démission, un nouveau commentaire d’où il ressort que « la vérité et […] la transparence pour les décideurs publics », d’accord, mais qu’on « doit » surtout rester « attaché à la présomption d’innocence ».

Cette déclaration est intéressante, non pour elle-même, évidemment, mais parce qu’elle est une nouvelle – et énième – illustration des pratiques

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Publié dans
De bonne humeur

Sébastien Fontenelle est un garçon plein d’entrain, adepte de la nuance et du compromis. Enfin ça, c’est les jours pairs.

Temps de lecture : 3 minutes