À Hongkong, les pro-démocratie ne baissent pas les bras
Pour parer aux attaques de Pékin, les dissidents poursuivent leur combat via le monde du travail ou depuis des pays d’exil.
dans l’hebdo N° 1645 Acheter ce numéro

© Anthony Kwan/GETTY IMAGES ASIAPAC/Getty Images/AFP
P ékin n’a pas du tout l’intention de démocratiser Hongkong. Les prochaines élections locales ne seront qu’une “sélection” des représentants hongkongais par le Parti communiste chinois (PCC). » C’est ainsi que le célèbre activiste Nathan Law analyse la situation au lendemain de la clôture, le 11 mars, du congrès de l’Assemblée nationale populaire (ANP), le « parlement » chinois, qui se réunit chaque année pour approuver les décisions politiques du président Xi Jinping. L’ANP vient de voter une réforme du système électoral du Conseil législatif de Hongkong (l’instance gouvernementale de l’île), décrétant que ses futurs membres devront être « patriotes ». Comprendre : inféodés au PCC.
Il s’agit de la dernière étape en date d’une reprise en main par Pékin, après le coup de massue du 30 juin 2020. Le gouvernement de Hongkong, à ses ordres, avait adopté une loi sur la sécurité nationale définissant quatre crimes passibles de la prison à vie : sécession, subversion, terrorisme, collusion. Une -centaine de citoyens hongkongais ont été arrêtés depuis lors. Joshua Wong, l’un des leaders du mouvement pro-démocratie, a récemment été condamné à plus d’un an de prison. La région administrative « spéciale » est désormais totalement sous le joug du PCC.
Pourtant, les pro-démocratie, qui ont mis plus d’un million de personnes dans la rue en juin 2019, n’entendent pas baisser les