Benoît Hamon : « L’unité ne peut pas être à moitié pleine ! »
Ancien ministre socialiste devenu frondeur, puis candidat à la dernière présidentielle en concurrence avec Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon prône l’union la plus large possible à gauche en 2022, avec La France insoumise. Et avec la société civile.
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Il est arrivé aux côtés de Julien Bayou, sa tête de liste aux prochaines élections régionales. Mais c’est bien dans un rôle de rassembleur, dans la perspective de 2022, que Benoît Hamon s’est présenté à la fameuse réunion du samedi 17 avril. Pour Politis, il décrypte les rapports de force qui s’y sont joués et trace quelques perspectives possibles sur le chemin escarpé de l’union.
Êtes-vous ressorti satisfait des discussions du 17 avril ?
Benoît Hamon : La question, c’est de savoir à quoi cette réunion servait véritablement : est-ce qu’elle visait à faire évoluer les positions de chacun en créant les conditions d’un véritable échange ? Ou est-ce qu’on se contente d’écouter et de prendre acte de l’énoncé des stratégies et des ambitions de chaque participant ? L’organisation n’était pas très claire, on l’a tous un peu découvert sur le tard et, de fait, elle ne prévoyait pas beaucoup de dialogue, chacun avait le droit à une prise de parole de quelques minutes avant une synthèse de Laurence Tubiana. Or c’est évidemment en réaction à ce que dit chacun qu’on peut commencer à fabriquer du commun. Le point positif, c’est quand même qu’on ait convenu d’une nouvelle rencontre, fin mai, pour construire des éléments d’un programme commun.
À quel titre, exactement, participiez-vous à la réunion pour l’union de la gauche ? Quel rôle vous donnez-vous dans les discussions ?
Je suis dans une situation hybride. J’ai dit oui à Julien Bayou parce qu’il faut donner un coup de pouce à la construction du pôle écologiste : sans cela, il y a une forme de statu quo des organisations, rien ne bouge. Je m’exprime sur les sujets qui m’intéressent et, aujourd’hui, je pense que l’union de la gauche est -indispensable. Je ne le dis pas comme une posture : je ne suis pas candidat à l’élection présidentielle. Mais, dans la Ve République, l’avis de ceux qui l’ont déjà été est toujours important pour l’élection qui suit. C’est pour cela que Macron avait été chercher François Bayrou en 2017, parce qu’il comprenait bien l’importance
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