« La greffe de l’administration autonome a pris »

Dominé par le mouvement kurde, le Nord-Est syrien pluriethnique apparaît comme une entité viable, constate Patrick Haenni.

Pierre Bonneau  • 7 juillet 2021 abonné·es
« La greffe de l’administration autonome a pris »
Au «u2009musée de la guerreu2009» de Kobané, à ciel ouvert, qui met en scènes les vestiges des destructions.
© Rojava Information Center

Chercheur à l’Institut universitaire européen, à Florence, Patrick Haenni suit l’ensemble des oppositions syriennes sur le terrain depuis 2012, peu après le début de l’insurrection des forces démocratiques contre le régime du dictateur Bachar Al-Assad. Il a notamment publié en 2020 Survivre à la disparition de l’État islamique. La stratégie de résilience du mouvement kurde syrien.

Vous constatez que la « greffe » de l’autoadministration a pris au Nord-Est syrien (NES). Comment a-t-elle réussi à se consolider ?

Patrick Haenni : Premier point, l’Administration autonome du nord et de l’est de la Syrie (Aanes) a réussi à assurer un bon niveau de sécurité avec un degré de coercition relativement modéré selon les normes syriennes. C’est un facteur fondamental de légitimation dans un pays

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