Primaire écologiste : Deux candidat·es pour un vrai choix

Le second tour met finalement en scène un débat classique chez les écologistes, entre le plus apte aux compromis et la plus radicale.

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Le premier tour de la primaire des écologistes, organisé pour choisir celle ou celui qui portera leurs couleurs à la présidentielle, a livré un résultat moins inattendu qu’il n’y paraît. Avec 87 % de participation (sur 122 670 inscrit·es), Yannick Jadot arrive en tête (27,70 %), devant Sandrine Rousseau (25,14 %), Delphine Batho (22,32 %), Éric Piolle (22,29 %) et Jean-Marc Governatori (2,35 %). Certes, les journées d’été d’EELV semblaient asseoir Piolle dans le fauteuil du favori, mais il s’est révélé peu percutant lors des trois débats opposant les concurrent·es. Et Jadot, le préféré à… 69 % selon un sondage Ipsos (à la méthodologie contestée), était supposé « écraser la primaire » ! Mais les primaires font souvent rentrer dans le rang les « grandissimes » favori·tes, que le public écolo n’aime pas qu’on lui désigne (Hulot, Duflot). Illustration avec la percée de la très pugnace Sandrine Rousseau, perceptible depuis des semaines.

Avec ces deux qualifié·es, et au coude-à-coude, le second tour met finalement en scène un débat classique chez les écologistes, entre le plus apte aux compromis et la plus radicale, Jadot « pour une écologie de gouvernement » ou Rousseau « écologiste de gauche et sociale ».

Cependant, cette lisibilité ne suffit pas à prédire la suite. Governatori soutient Jadot, mais c’est anecdotique. Les soutiens de Rousseau additionnent prestement les voix de Batho et Piolle à celles de leur favorite, mais c’est aller vite en besogne (d’autant que les concerné·es s’abstiennent de prendre parti) : les cinq postulant·es ont martelé avec constance l’urgence écologique, instillant dans les têtes qu’il ne s’agira plus d’une candidature « de témoignage » mais de la responsabilité de « gagner ». Difficile alors de prévoir qui apparaîtra aux votant·es le ou la plus apte à faire le boulot. Rousseau sera-t-elle jugée sur la crête d’une époque prête au « changement » ou bien trop radicale ? Et Jadot, un rassembleur convaincant ou bien un politicien classique trop pragmatique ? Second tour du 24 au 28 septembre.


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