Dossier : Ventes d'armes : le sale commerce de la France

Ces lignes qui bougent contre les ventes d'armes

Le député Sébastien Nadot, appartenant à l’époque à la majorité macroniste, a ouvert, en 2018, une brèche à l’Assemblée nationale sur les ventes d’armes de la France.

C’est un député du parti présidentiel, sensibilisé à cette problématique par ses échanges avec des représentants d’organisations non gouvernementales qui souhaitaient attirer son attention sur les atrocités commises au Yémen, qui s’est, le tout premier, emparé de la question des ventes d’armes françaises à des régimes criminels.

Au mois d’avril 2018, après avoir vainement interpellé à plusieurs reprises le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, qui lui fait à chaque fois des réponses tardives et dilatoires, Sébastien Nadot – c’est son nom – demande, avec plusieurs autres élu·es, la création d’une commission d’enquête parlementaire « sur le respect des engagements internationaux de la France au regard des autorisations d’exportations d’armes accordées depuis 2015 aux belligérants du conflit au Yémen ». Car, explique-t-il alors dans une tribune publiée par le quotidien Libération : « Nous ne pouvons plus nous accommoder d’être suspects de complicité de crimes de guerre. » Cette commission d’enquête ne verra jamais le jour. Mais le député a ouvert une brèche et contraint la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale à annoncer tout de même, en novembre 2018, la création d’une mission d’information sur les « exportations d’armements » de la France, confiée aux député·es Jacques Maire (LREM) et Michèle Tabarot (LR).

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