Dossier : Harcèlement sexuel dans la police : Révélations sur une omerta

#MeTooPolice : quand le temps joue en faveur de l'accusé

Dans une décision-cadre publiée le 12 avril, relatif à la prise en charge du harcèlement sexuel dans les forces de sécurité publique, la Défenseure des droits insiste sur la nécessité d’une procédure disciplinaire rapide. Et pour cause : un long délai permet à certains d’échapper aux sanctions.

Le 31 juillet 2019, le commandant Jean-Luc B., en poste au commissariat de Juvisy-sur-Orge, dans l’Essonne, était mis en examen pour harcèlement sexuel, violence et harcèlement moral. Des faits perpétrés trois ans durant, entre 2015 et 2018. L’affaire avait à l’époque été largement médiatisée. Sous couvert d’« humour » (sic), le commandant avait attaché une policière gardienne de la paix avec ses menottes, enfoncé une banane dans sa bouche et dessiné sur elle un pénis au feutre indélébile.

Lire > A quand une tolérance zéro ?

Alors que, là encore, pendant plusieurs années, aucun des policiers témoins n’a jugé bon de dénoncer les faits, certains ont évoqué ensuite devant les enquêteurs des baisers forcés imposés par le commandant à la plaignante et même des propositions de rapports sexuels en groupe.

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