William Bourdon : « Dans les affaires d’outrage et de rébellion, l’agresseur devient l’agressé et la victime le coupable »

Les demandes financières disproportionnées contre des activistes et la sacralisation de la parole de la police participent d’une « tension sourde » qui travaille la société française, dénonce l’avocat William Bourdon.

Erwan Manac'h  • 11 mai 2022 abonné·es
William Bourdon : « Dans les affaires d’outrage et de rébellion, l’agresseur devient l’agressé et la victime le coupable »
© PATRICIA DE MELO MOREIRA / AFP

Avocat au barreau de Paris et à la Cour pénale internationale, William Bourdon établit un continuum entre la multiplication des poursuites pour outrage et rébellion faisant suite à des plaintes de policiers et les dommages et intérêts excessifs obtenus par des multinationales contre des militants.

Les dommages et intérêts prononcés dans le cadre d’actions de nature politique sont-ils un nouvel outil de l’arsenal répressif ?

William Bourdon : Il y a d’évidence une stratégie commune qui s’est aggravée, entre les grands acteurs industriels tels qu’EDF et les forces de sécurité visant, par des demandes financières parfois insensées, à criminaliser des acteurs de la société civile et, plus généralement, celles et ceux qui défendent simplement leur dignité au cours d’interpellations brutales. Cette situation est métaphorique

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)