Covid-19 : la scène toujours fiévreuse
Alors que débute le Festival d’Avignon, le secteur, fragilisé par deux années et demie de pandémie, est contraint d’interroger ses modes de production et de diffusion. Et en appelle au soutien de l’État.
dans l’hebdo N° 1713 Acheter ce numéro

© L. Tafani
Pour présenter la 76e édition (du 7 au 26 juillet) du grand rendez-vous annuel qu’il dirige pour la dernière année, Olivier Py exprime la nécessité du « théâtre populaire » face à la guerre en Ukraine. Une forme théâtrale qui illustre à ses yeux « la plus haute idée que nous puissions nous faire de la culture, mais aussi la définition la plus puissante de la démocratie ».
Preuve de l’importance de ce conflit pour le cru 2022 du festival d’Avignon ? L’événement s’ouvrira dans la cour d’honneur du Palais des papes avec une création de Kirill Serebrennikov, réalisateur et metteur en scène opposant au gouvernement russe, qui était aussi à l’affiche à Cannes avec La Femme de Tchaïkovski (lire Politis n° 1707, du 1er juin 2022). Un concert du groupe ukrainien les Dakh Daughters clôturera la programmation, qui se veut expression « de la jeunesse, de la parole et de ce qui vient ».
Cette profession de foi dans la capacité du théâtre à participer à la démocratie et à la défendre là où elle est mise en danger ne doit pas occulter les difficultés que traverse aujourd’hui le secteur. En atteste un rapport de la Cour des comptes daté du 29 mai 2022, qui juge « les résultats insuffisants au regard des objectifs affichés en matière de démocratisation culturelle et d’élargissement des publics, mais aussi de diffusion des œuvres du spectacle vivant ». Et ce ne sont pas les 1 540 spectacles au
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