Cagliari, le visionnaire

« Fin de terre » met en scène un monde bouleversé par le dérèglement climatique. Ce huis clos émouvant marque les débuts au théâtre de Georges de Cagliari, auteur d’une grande sensibilité.

Patrick Piro  • 8 février 2007 abonné·es

La lumière à peine rallumée, il s'enquiert de votre avis sur sa pièce, inquiet d'avoir perçu comme une retenue. Il vous donne du « madame », on croit un instant à un cabotinage d'auteur. Georges de Cagliari, certes pétri d'humour, est simplement atteint de cécité presque totale. Une récente intervention, ratée, a enclenché la dégénérescence rapide de sa rétine. Poète, plume éclectique, ancien journaliste, producteur d'émissions culturelles, parolier (pour Yves Jamait, dernièrement), romancier, il découvre depuis peu le théâtre. Fin de terre est sa deuxième oeuvre, et le contact avec le public lui est soudain devenu une douce drogue. Cet « antimondain secret », comme le décrit la metteur en scène, Sara Veyron, ne perd pas une représentation de sa pièce. « L'autre soir, une femme pleurait sur mon épaule en me répétant merci, merci...

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Culture
Temps de lecture : 5 minutes