Carl Schmitt, en dépit du danger…

Comme Heidegger, le juriste allemand Carl Schmitt adhéra au parti nazi. Deux livres critiques sur son œuvre s’attachent aujourd’hui à dissocier sa pensée de ses engagements politiques.

Olivier Doubre  • 1 mars 2007 abonné·es

Dans l'introduction à l'Ontologie politique de Martin Heidegger , paru en 1988 aux éditions de Minuit, Pierre Bourdieu récusait « l'illusion de l'autonomie absolue » de l'oeuvre philosophique. Quelques mois après la sortie en France du livre de Victor Farias, Heidegger et le nazisme (Verdier, 1987), qui montrait à partir d'éléments biographiques les compromissions du philosophe avec le nazisme, Bourdieu appelait, à propos d'Heidegger, à « abandonner l'opposition entre la lecture politique et la lecture philosophique, et soumettre à une lecture double *, inséparablement politique et philosophique, des écrits définis fondamentalement par leur* ambiguïté ».

Déjà survenue dans les années 1960, la controverse autour d'Heidegger reprenait donc de plus belle avec la publication de ces ouvrages entre défenseurs inconditionnels de l'auteur d' Être et temps, qui soutiennent (selon le mot de Pierre Bourdieu) une « lecture interne » de l'oeuvre et minimisent ce qu'ils présentent comme une

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