L’art de la com’

La méthode Sarkozy doit beaucoup à une communication outrancière conçue comme une arme. Pour se faire comprendre, il faut « parler simple ».

Michel Soudais  • 29 mars 2007 abonné·es

Lundi matin, à quelques heures de son départ de la place Beauvau, radios et journaux semblaient croire Nicolas Sarkozy sur parole. Le ministre-candidat ayant expliqué, depuis les Antilles, que le placement en garde à vue, trois jours plus tôt, de la directrice d'une école maternelle du quartier parisien de Belleville, qui avait protesté contre l'interpellation d'un parent sans-papiers, était « une décision judiciaire » prise « par un procureur de la République indépendant » , c'était donc forcément vrai. « C'est un officier de police judiciaire qui a pris la décision et en a avisé le parquet » , qui l'a « autorisée » , nuançait pourtant, le

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Politique
Temps de lecture : 3 minutes

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