Besancenot par ici, Bové par là
Le candidat altermondialiste et celui de la LCR font campagne sur les mêmes thèmes et les mêmes terrains. Deux styles différents, deux avenirs possibles de la gauche antilibérale.
dans l’hebdo N° 948 Acheter ce numéro

Leurs chemins se sont souvent croisés. Olivier Besancenot et José Bové marchaient encore ensemble sur l'Élysée, le 4 avril, pour tenter d'y procéder, avec d'autres militants, à une inspection citoyenne de l'arsenal nucléaire. Depuis cette confrontation avec la maréchaussée qui gardait le palais présidentiel, le postier et le paysan font campagne chacun de leur côté. Àla fin de la semaine dernière, ils étaient à Marseille. Pour des meetings séparés. Deux styles pour un même électorat. Deux visions de l'avenir de la gauche antilibérale aussi.
En prélude à la réunion publique qu'il tient dans une salle privée face au stade Vélodrome, Olivier Besancenot, souriant, déclare vivre « une campagne enthousiasmante » . Depuis qu'il a franchi l'obstacle des 500 parrainages, qui aurait pu mettre la LCR « en difficulté politique et financière » , « tout ce qui vient, c'est du bonheur » . Dans les cités et les usines où il se rend, le célèbre facteur dit sentir « de la popularité, de l'adhésion et de l'espoir » . L'affluence à ses meetings a doublé depuis 2002. Ce soir encore, la salle est trop petite pour accueillir les quelque 500 personnes venues écouter ce « salarié » qui parle « comme eux » . Pour gagner la tribune, le candidat est obligé de passer par les cuisines. Satisfait mais prudent, Olivier Besancenot refuse de commenter les sondages
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