Un vent de recompositions

La naissance du Parti démocrate, fusion de la social-démocratie italienne avec les démocrates-chrétiens de Romano Prodi, a ouvert un large espace politique à gauche. Comme souvent dans le passé, le « laboratoire » politique italien expérimente les différentes voies possibles.

Olivier Doubre  • 17 mai 2007 abonné·es

Le 21 avril dernier, réunis en congrès dans leur fief de Florence, les Démocrates de gauche (DS), le plus grand parti de la gauche italienne, lointains héritiers du Parti communiste italien (PCI) ayant rejoint, après la chute du mur de Berlin, la social-démocratie européenne, ont décidé de s'unir aux chrétiens-démocrates de la Margherita, le parti centriste de Romano Prodi (voir Politis n° 949). Ce dernier, tenant congrès à Rome le lendemain, a approuvé la même direction.

Un Parti démocrate à l'américaine verra donc le jour, à l'issue d'une « assemblée constituante », le 16 octobre prochain, date anniversaire des primaires qui ont désigné l'an dernier Romano Prodi candidat au poste de président du Conseil. Reste à finaliser quelques « détails », comme celui ­ non des moindres ­ de l'identité du leader de la nouvelle formation..>

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Politique
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