« Les États-Unis veulent remodeler la région »
Chercheur à l’Institut
de relations internationales et stratégiques, Barah Mikaïl* analyse
les derniers événements au Liban.
dans l’hebdo N° 955 Acheter ce numéro
Comment analysez-vous la décision de l'ONU de créer un tribunal international pour juger les assassins de l'ancien Premier ministre libanais, Rafic Hariri, tué en février 2005 ?
Barah Mikaïl : La décision d'un tel tribunal par l'ONU pourrait être légitime si les assassins étaient retrouvés. Mais, aujourd'hui, nous avons le contenant sans le contenu. Qui va être jugé ? On l'ignore. Le juge avait d'ailleurs demandé que sa mission soit prolongée jusqu'en 2008. Le mieux aurait été d'attendre ses conclusions définitives. On est, pour l'instant, devant des présomptions, mais on n'a aucune certitude. L'autre problème, par rapport à la manière dont ce tribunal a été institué, est que cette démarche ne rencontre pas l'adhésion de l'ensemble de l'échiquier politique libanais. La majorité parlementaire est pour, mais le Hezbollah, le parti Amal et le
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