Traverser Mogadiscio

Traduit pour la première fois en France, « Une aiguille nue », écrit au début des années 1970, a valu à son auteur, le Somalien Nuruddin Farah, un exil de vingt ans. Un roman allègre et caustique.

Christophe Kantcheff  • 21 juin 2007 abonné·es

Les « intellectuels » français qui s'émeuvent, à juste titre, des massacres commis au Darfour, et de la guerre civile qui ronge la Somalie, devraient, au lieu de se goberger d'indignation, offrir une tribune en France à Nuruddin Farah. Il est en effet l'une des voix les plus critiques sur la situation de la corne de l'Afrique de l'Est. Dans ses prises de position, l'écrivain n'épargne personne et prend systématiquement la défense des droits des femmes. Quand il s'agit d'analyser les conditions d'accueil des 450 000 Somaliens jetés sur les routes de l'exil par la guerre, comme il le fait dans son livre magnifique traduit en français en 2000 aux éditions du Serpent à plume, Hier,

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Culture
Temps de lecture : 4 minutes