Les chemins escarpés de Damas
La nouvelle diplomatie française dépêche un émissaire à Damas avant de réunir tous les protagonistes de la crise libanaise, le 15 juillet, dans la banlieue parisienne.
dans l’hebdo N° 960 Acheter ce numéro
Après maints retournements, un diplomate français se rendra bien en Syrie à la fin de cette semaine, mais sans le caractère officiel que Paris voulait donner à cette mission. Retour en arrière. Début mai, en accord avec Washington, Paris décide d’amorcer un début de dégel avec Damas. Alors ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy a conservé une ligne directe avec Assef Chawkat, le tout-puissant chef des services secrets syriens. Ce maintien discret de relation, sinon de coopération sécuritaire, notamment dans le domaine du contre-terrorisme, pourrait servir de fondement au rétablissement d’une relation diplomatique « plus normale » , dit-on à l’Élysée. Lors de la réunion ministérielle préparatoire du sommet du G8, à Potsdam, le 30 mai dernier, Condoleezza Rice, qui « se réjouit » de travailler avec Bernard Kouchner, explique à ce dernier que Washington est tenu (Irak oblige) d’amorcer un dialogue « formel » , mais seulement formel, avec Téhéran, et qu’il serait bon que Paris fasse de même avec la Syrie. Message reçu.
En nommant le diplomate Jean-Claude Cousseran missi dominici au Proche-Orient, afin d’organiser une rencontre inter-libanaise d’ici à la mi-juillet,
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