S. Rozès : « Les sondages n’ont pas d’effet univoque »

Michel Soudais  et  Pauline Graulle  • 12 juillet 2007 abonné·es

La multiplication des sondages en fait-elle des acteurs de la campagne présidentielle ? Quelle a été leur influence sur l’opinion ?

Stéphane Rozès [^2] : En démocratie, les sondages livrent aux citoyens, aux médias et aux politiques la réaction du pays aux événements de la campagne à un instant T. Ce qui entraîne des ajustements pour chacun. A fortiori lors de cette présidentielle, qui avait pour vocation de refonder l’identité de la France à partir d’un contrat passé par les candidats avec le pays, et de réinstaller le volontarisme politique à l’Élysée. Il y a un faux débat sur la qualité des sondages, alors que c’est leur interprétation qui est en cause, comme d’ailleurs, ensuite, celle des résultats électoraux. L’opinion ne s’est pas déterminée sur le contenu des politiques économiques et sociales selon l’axe habituel gauche/droite, mais sur la cohérence entre la

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Politique
Temps de lecture : 5 minutes