Les enjeux d’une crise
Derrière les difficultés du Liban à se donner un nouveau président de la République, il y a la guerre d’influence entre la Syrie et l’Iran d’une part, et les États-Unis de l’autre.
dans l’hebdo N° 977 Acheter ce numéro
L'heure de vérité est toute proche au Liban. Après plusieurs reports, le Parlement doit absolument élire avant samedi un nouveau président de la République. En cas d'échec, le risque est grand d'un retour à la violence. La majorité des deux tiers étant requise, aucun des deux camps qui structurent le paysage politique n'est en mesure d'imposer son candidat. D'où la recherche très difficile d'un candidat de consensus. Et le risque que fait poindre l'actuelle majorité parlementaire (dite « pro-occidentale ») d'imposer un candidat à la majorité simple si le consensus n'est pas obtenu. Un passage en force et une situation de crise qui ne déplairaient pas aux États-Unis.
Un militant du Courant patriotique libre, mouvement chrétien maronite, brandit un portrait du général Aoun. NAAMANI/AFP
Apparemment, tout est « libanais » dans cette affaire. Mais rien n'est plus trompeur. Le Liban est le théâtre d'une lutte d'influence entre la Syrie et l'Iran d'un côté, et les États-Unis et Israël de l'autre. Derrière la présidentielle libanaise, se
Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter hebdomadaire :
Pour aller plus loin…
« Aux États-Unis, il y a une majorité de gauche qui existe déjà »
Espagne : la gauche radicale cherche sa voie
Trump et Netanyahou, un même mépris pour le peuple iranien