Sombres promesses
La mise en production prochaine d’un gigantesque champ pétrolier kazakh par un consortium de sept compagnies fait craindre d’énormes dégâts environnementaux.
dans l’hebdo N° 983 Acheter ce numéro
Kashagan : le nom résonne des vieilles lubies des fabuleux gisements d’or noir d’antan. Découverte en 2000 au Nord de la mer Caspienne, au large des côtes kazakhes, il s’agit de la plus importante ressource pétrolière des trentes dernières années : 36 milliards de barils (dont 13 extractibles), voire 50 milliards, vante le Kazakhstan, ce qui en ferait le deuxième gisement au monde après Ghawar, en Arabie Saoudite. Pour l’exploiter, un consortium – Agip KCO – a été fondé par sept compagnies pétrolières, principalement Eni, ExxonMobil, Shell et Total, possédant chacune 18,52 % des parts.
Alors que se profile dans un proche horizon un « après-pétrole », les enjeux géopolitique et économique s’exacerbent, au point d’occulter allégrement des impacts sociaux et environnementaux à la mesure du gigantisme du chantier d’exploitation, entamé en 2001 (trois « puits tests » ont déjà été forés). Depuis deux ans, plusieurs organisations non-gouvernementales surveillent ses avancées avec une préoccupation croissante. Une mission d’investigation menée en septembre dernier par les Amis de la terre (France et Europe), le CEE Bankwatch Network (à
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