« Construire la maison commune d’une gauche populaire »

Nichi Vendola, très populaire élu de Rifondazione, est président de la Région des Pouilles depuis deux ans et demi. Il plaide pour une gauche qui centre le débat sur les questions du travail et des conditions de vie des citoyens.

Olivier Doubre  • 14 février 2008 abonné·es

Peut-on dire que votre victoire aux primaires pour la candidature de gauche à la présidence de la Région des Pouilles, puis votre élection à ce poste, est l'illustration que la « course au centre » n'est pas forcément victorieuse ?

Nichi Vendola : Je crois en effet que cette course perpétuelle vers le centre, toujours très à la mode en Italie et supposée être un gage de victoire électorale puis de stabilité politique, est une totale abstraction. On voit régulièrement combien la course au centre rend opaques les différences programmatiques entre les forces politiques et la perspective d'un véritable changement. Il peut même arriver que le centre soit la cause de la chute d'un gouvernement de centre-gauche, comme cela s'est produit ici il y a quelques jours. Je crois donc que ce discours sur le centre est catastrophique si l'on veut essayer de rapprocher la politique des citoyens, notamment du monde du travail et des jeunes.

J'ai pour ma part fait la démonstration que, dans une Région importante de plus de quatre millions d'habitants, considérée depuis toujours comme un fief intouchable de la droite et auparavant gouvernée par l'un des enfants prodiges* de l'écurie Berlusconi, le fait de proposer un discours clair, fondé sur la diversité, sur ma propre identité

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Politique
Temps de lecture : 6 minutes