Toulouse cherche sa gauche
Malgré l’absence d’union chez les antilibéraux, les élections municipales suscitent beaucoup d’espoir chez les militants de gauche, après trente-sept ans de mandats à droite.
dans l’hebdo N° 991 Acheter ce numéro
«Un torrent de cailloux roule dans ton accent/Ta violence bouillonne jusque dans tes violettes/On se traite de con à peine qu'on se traite/Il y a de l'orage dans l'air et pourtant... », chantait Claude Nougaro dans son hymne à la ville rose, « ` Toulouse ». Et pourtant... le début de la campagne toulousaine a été plutôt calme entre les deux favoris, avec un climat plus tendu à l'extrême gauche. Le socialiste Pierre Cohen et le maire de droite sortant, Jean-Luc Moudenc, ont avancé jusque-là sans trop se découvrir, dévoilant leur liste au compte-gouttes et distillant chaque information par une pompeuse conférence de presse. Mais cette année, un véritable enjeu anime la ville. La gauche va-t-elle résoudre le paradoxe toulousain ? Les électeurs votent à gauche lors des scrutins nationaux (57 % pour Ségolène Royal au deuxième tour de la dernière présidentielle, et les huit députés du département sont socialistes), mais élisent un maire de droite depuis trente-sept ans (dont trente années de la famille Baudis, père et fils).
L'alliance PS, PCF, Verts, PRG, MRC affronte ainsi la droite réunie derrière la liste « Toulouse pour Tous », où
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