La maigre recette des grévistes de Carrefour
Après seize jours de grève, les salariés d’un Carrefour marseillais n’ont presque rien obtenu. Sinon la médiatisation de leur lutte. Une journée de mobilisation nationale dans la grande distribution est prévue courant mars.
dans l’hebdo N° 993 Acheter ce numéro

Sortons la calculette : seize jours de grève, du 1er au 16 février, plus une couverture médiatique intense, plus l'opinion publique dans la poche, plus des CRS violents envers les salariés, plus des dizaines de «~rounds~» de négociations avec la direction... égale : « rien du tout » . Amaria Gacemi, déléguée syndicale CGT du Carrefour Grand-Littoral, à Marseille, a l'arithmétique morose en ce début mars. Tout juste consent-elle à égrener les maigres avancées obtenues après un mouvement épuisant, surtout pour des salariés émargeant en grande majorité sous les 1~000 euros net mensuels. Le protocole de fin de grève, que Politis s'est procuré, a été signé par le seul délégué syndical CFDT, syndicat majoritaire dans l'hypermarché.
Des caissières en grève devant l’hypermarché Carrefour, à Marseille, le 11 février. POUJOULAT/AFP
Le document officialise notamment une « augmentation » par paliers des tickets-restaurants. Le premier stade fait miroiter 45 centimes de hausse: le ticket passerait de 3,05 à 3,50 euros, si et seulement si le taux de démarque, soit le vol dans le magasin, diminue d'un certain pourcentage. Et ainsi de suite. Autrement dit, « il faudra faire encore plus le gendarme en plus de notre travail habituel pour gagner 22,50 centimes d'euros par ticket, puisque la moitié est à la
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