Penser l’histoire des minorités
Les contributions d’étudiants-chercheurs en philosophie, en histoire,
en sociologie ou en anthropologie à un colloque passionnant sur ces « objets » d’études longtemps relégués aux marges des disciplines.
dans l’hebdo N° 993 Acheter ce numéro
Dans sa préface au livre dirigé par Stéphanie Laithier et Vincent Vilmain, L'histoire des minorités est-elle une histoire marginale ? , qui regroupe les contributions d'étudiants-chercheurs à un colloque international organisé par son centre de recherches en 2007, l'historienne Esther Benbassa, enthousiaste devant la qualité des travaux, écrit : « La jeunesse est capable de beaucoup de courage. » On ne peut, après sa lecture, que partager une telle appréciation à propos de ces philosophes, historiens, sociologues ou anthropologues en début de carrière qui, par ce choix assurément engagé, ont décidé de travailler sur les questions relatives aux minorités, « objet » d'étude longtemps relégué aux marges, voire exclu, de leurs disciplines. Le terme de minorité renvoie en effet immédiatement à l'idée de « mineur »,
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