68 en toutes lettres
L’éditrice Catherine Flohic a demandé à des écrivains ayant vécu Mai 68 de revenir sur l’événement pour tenter d’en discerner les répercussions sur l’univers littéraire. Résultat : un livre collectif passionnant.
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L'occupation de l'hôtel Massa, siège de la Société des gens de lettres, le 21 mai 1968. / DR
Et la littérature ? Mai 68 ne fut certes pas un événement littéraire – peu d’œuvres l’ont immédiatement pris pour objet, et celles-là sont sans postérité – mais quid de ses répercussions en la matière ? Peut-on imaginer que les écrivains aient traversé Mai 68 sans être nullement touchés dans leur écriture, leur imaginaire, leurs visées esthétiques et/ou politiques ? Alors, quels en sont la marque et l’héritage sur les lettres françaises ?
C’est la question posée par Catherine Flohic, responsable des éditions Argol, à l’origine du livre collectif Écrire, Mai 68. Pour y répondre, elle a sollicité « des écrivains et des poètes, témoins ou acteurs des “événements”, pour revenir sur les histoires multiples des expériences littéraires de 68 ». Elle a aussi demandé à Dominique Viart, professeur de littérature et fin connaisseur des écrivains d’aujourd’hui, et à Boris Gobille, chercheur en science politique, d’apporter leurs lumières. Enfin, Catherine Flohic a introduit dans la danse un écrivain plus jeune, Emmanuel Adely. L’ensemble
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