« Une volonté de transformation sociale et écologique »
Les collectifs unitaires, le PS, la LCR, le PC… François Simon*, candidat d’une liste à gauche de la gauche toulousaine, dresse
un bilan des municipales et évoque l’avenir. Pour un débat qui ne fait que commencer.
dans l’hebdo N° 997 Acheter ce numéro
La fin de la période électorale n'a en rien ralenti le rythme des e-mails. L'un d'entre eux m'a rendu perplexe. Démocratie et socialisme, courant animé par Gérard Filoche, rappelait l'urgence de s'inscrire au Parti socialiste avant le 30 mars, afin d'y voter lors de son prochain congrès.
Immuabilité des positions, précipitation dans la continuité, comment comprendre cet appel de la part d'un homme, inspecteur du travail, militant sur le terrain, aux textes et positions toujours pertinents et étayés ? Comment la même personne, avant toute réflexion sur la période écoulée, nous incite-t-elle à perpétuer la dichotomie entre un PS encore espoir d'un peuple de gauche aux élections et un parti déjà inscrit dans une démarche de plus en plus proche de la cogestion avec un centre aux géométries inconsistantes ? Comment ne pas s'interroger sur l'inanité des efforts accomplis par ces camarades à l'intérieur de leur propre parti au moment où celui-ci incline de plus en plus ostensiblement vers des accords idéologiques et électoraux aux antipodes de ce que Gérard, Jean-Luc, Marc et leurs amis tentent de sauvegarder ? Les élections municipales méritent analyse et débat, avant de s'engouffrer dans les ornières habituelles.
Un piège électoral, maintenant bien rodé, est systématiquement imposé, selon la technique du double ciseau. Premier temps, premier tour : pour voter utile, voter PS. Deuxième temps, deuxième tour : pour battre la droite, voter PS.
Dès lors, peu importent les projets, les arguments, les orientations. Ces deux seuls arguments font office de campagne. Renoncer à les dénoncer, les accepter, les subir, revient à retirer tout sens aux périodes électorales. Les deux derniers numéros de Politis sont à ce titre révélateurs : satisfaction de voir la droite battue, Sarkozy défait, des villes conquises à la droite au bout de dizaines d'années, mais aussi le sentiment amer de constater toute la
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