Conte de Noël : Dans le confort des mauvais sentiments
Dans « Conte de Noël », Arnaud Desplechin met en scène une famille toujours minée par la mort précoce du fils aîné. Si le film ne manque pas de brio, il ne parvient pas à la hauteur de ses intentions.
dans l’hebdo N° 1003 Acheter ce numéro
On ne peut reprocher à Arnaud Desplechin de manquer d’ambition, ni de ne pas croire dans l’efficacité esthétique de son art. Conte de Noël , comme la plupart des films de Desplechin, n’avance pas en terrain balisé. Il relève de la tentative de produire un langage singulier, ce qui n’est pas si courant pour ne pas être salué. Et avec une confiance telle dans les moyens qu’il met en œuvre – plusieurs scènes sont remarquables – qu’on se reprocherait presque de ne pas en sortir plus convaincu. Hélas, l’ensemble ne vibre pas. Ce Conte de Noël n’enchante guère ni n’effraie. D’où vient le problème ? D’abord, d’une de ses caractéristiques principales qui en fait aussi sa limite : sa forte dimension psy. La famille
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