Courrier des lecteurs Politis 1001
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Hommage à Aimé Césaire
Lorsque j’ai appris la mort d’Aimé Césaire, nous venions, à Inversalis Productions, où je travaille, de terminer une série de sujets sur ses deux faces les plus connues. Nous venions de parler du poète et de l’homme politique, mais nous n’avions pas parlé de l’homme, de la personne Aimé Césaire. Hors de toute polémique sur son cercueil et la destination de celui-ci vers les honneurs, […] il apparaît que la situation la plus simple et la plus cohérente pour l’homme est qu’il soit enterré en sa terre de Martinique. Cette terre qui l’a vu naître, qui l’a vu grandir, qui l’a vu partir pour le voir revenir, rester et mourir. Aimé Césaire a construit toute son œuvre, son humanité, à partir de cette terre négraille dont il est la fierté locale, nationale, internationale, pour toute personne s’identifiant à l’errance. J’ai eu l’opportunité de rencontrer l’homme, le politique, le monument. J’ai été frappé par deux choses, sa simplicité dans le rapport avec l’autre et sa voix douce qui ne laissait jamais échapper un sentiment ou un préjugé. Lorsque j’y pense, il y a aussi une troisième chose. Il accompagnait l’autre par un geste, par le toucher, dans une attitude fraternelle. Dans ces moments-là, chacun était son égal. Ce comportement m’avait marqué chez l’homme, cette capacité à humaniser l’autre. Il nommait ou prénommait toujours la personne à laquelle il s’adressait. Ce n’était point de la camaraderie, c’était du respect
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