En bref

Xavier Frison  • 15 mai 2008
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Éducation

La PJJ proteste

Le Syndicat national des personnels de l’éducation et du social/Protection judiciaire de la jeunesse (SNPES-PJJ) appelait à la grève le 14 mai. « Parce que la disparition du civil à la PJJ est annoncée, que des postes en milieu ouvert sont supprimés en conséquence, nous affirmons que la double compétence a du sens, car elle permet d’appréhender le jeune dans sa globalité et son histoire, et pas seulement au travers du délit. Nous refusons que des gamins restent sur le bord de la route » , s’insurge le syndicat. « Parce que nos conditions de travail se dégradent, que nous subissons de plus en plus de décisions autoritaires, nous refusons l’autoritarisme et l’atteinte aux droits des personnels. » Le SNPES-PJJ exige des moyens adaptés « pour une prise en charge éducative de qualité, et le retour à une conception humaine et non comptable du fonctionnement des services, et ce dans l’intérêt des mineurs suivis. »

http://snpespjj.fsu.fr

Sécurité

Le Taser en ville

Selon une dépêche AFP du 17 avril, le ministère de l’Intérieur s’apprêterait à autoriser les maires à équiper leur police municipale de pistolets à électrochocs, en modifiant le décret relatif à leur armement. « Ces pistolets présentés comme non mortels sont pourtant dénoncés tant par le Comité contre la torture de l’ONU, le Comité de prévention de la torture du Conseil de l’Europe que par l’ensemble des ONG de défense des droits de l’homme » , rappelle le Réseau d’alerte et d’intervention pour les droits de l’homme (Raidh). Après publication de ce décret en préparation, « pas moins de 17 000 policiers municipaux seraient potentiellement en mesure d’administrer une décharge de 50 000 volts à tout contrevenant. » Le Raidh s’alarme de la mise à disposition de ce pistolet « aux policiers les moins formés » … et rappelle que « tout s’oppose à cette décision » .

www.raidh.org

Citoyenneté

Vote pour tous

Le président de la République et le gouvernement viennent de déposer un projet de loi visant à « renforcer la démocratie » . Mais le droit de vote aux élections locales des résidents étrangers non communautaires n’y figure pas, « entérinant ainsi une discrimination entre résidents étrangers non en fonction de leurs mérites personnels mais en fonction de leur nationalité » , estime les Associations issues de l’immigration (Asiim). Celles-ci souhaitent voir le groupe UMP proposer « un amendement à cette loi constitutionnelle attribuant le droit de vote des étrangers non communautaires aux élections locales » au moment du passage du texte devant l’Assemblée.

Asiim, 3, rue de Nantes, 75019 Paris, 01 46 07 54 04, ftc2@wanadoo.fr

Logement

Expulsion indigne

Mme Coulibaly, d’Alfortville, travaillait sur le site de Chinagora avant d’être licenciée. « Le droit au logement ne lui a jamais été reconnu. Elle a enchaîné les séjours dans des chambres d’hôtel misérables » , raconte le Comité chômeurs et salariés d’Alfortville (CCSA). Après « de longues années d’attente d’un bail en HLM » , Mme Coulibaly est entrée dans un appartement vide pour mettre enfin à l’abri ses deux enfants. Or, l’Office de l’habitat social d’Alfortville (OHSA) « veut l’expulser […] sans autre forme de procès » . Voisins, amis, habitants du quartier demandent au préfet et au député-maire « d’empêcher cette expulsion et d’intervenir auprès de l’OHSA pour que Mme Coulibaly obtienne enfin le bail auquel elle a droit » .

Pétition : http://ccsa.viva.cite.free.fr

Temps de lecture : 3 minutes
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