« La semaine de quatre jours accroît les difficultés »

Dès la prochaine rentrée, l’école sera supprimée le samedi matin. Hubert Montagner[^2] revient sur cette décision autoritaire du ministre de l’Éducation nationale.

[^2]: Docteur ès sciences, professeur des universités, ancien directeur de recherche à l’Inserm.

Hubert Montagner  • 15 mai 2008 abonné·es

On doit d’abord regretter que le président de la République et le ministre de l’Éducation nationale fassent preuve de démagogie. En effet, leur annonce coïncide avec des sondages qui font état de l’adhésion de 75 à 80 % des parents à la suppression du samedi matin scolarisé. Mais sans répondre à des questions essentielles pour le bien-être, l’équilibre et la réussite scolaire de tous les enfants, en particulier ceux qui sont en difficulté.

Comment et avec quels moyens va-t-on accueillir le samedi matin les enfants dont les parents travaillent et ceux qui ne ­peuvent pas supporter le climat délétère d’un milieu familial en souffrance, et que l’on re­trouve «

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