Le libéralisme décomplexé

En se revendiquant « libéral », Bertrand Delanoë affranchit le discours des socialistes. Avec d’autant plus de facilité que la gauche du PS reste dispersée.

Michel Soudais  • 29 mai 2008 abonné·es

Élisabeth Guigou est «heureuse», et le dit sans détour. Elle est «heureuse que Bertrand Delanoë ait jeté le pavé dans la mare sur la question du libéralisme». Samedi, à la Mutualité, où le maire de Paris avait réuni ses premiers soutiens en vue du congrès du PS, plusieurs intervenants ont tenu, comme l’ancienne ministre, à féliciter leur champion et à lui dire «merci» pour avoir osé se définir «libéral et socialiste». Tout en craignant que cette annexion du «libéralisme» ne parasite les comptes rendus de leur réunion, l’ancien ministre de la Défense Alain Richard lui est «reconnaissant» d’avoir «fait reculer l’inculture». D’autres ne cachent pas leur satisfaction de pouvoir dire désormais tout haut ce qu’ils pensaient tout bas : «On était déjà un petit groupe sur Facebook, a confié Christine Revault d’Allonnes, une conseillère régionale d’Île-de-France, maintenant on peut être plus nombreux.»

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Politique
Temps de lecture : 5 minutes

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