Du « Cran » face aux critiques
Fédérant près de 150 associations, le Conseil représentatif des associations noires (Cran) constitue une nouveauté dans l’espace public national. Rejetant les accusations de communautarisme, il proclame son attachement aux principes républicains.
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Le 26 février 2005, un colloque sur le thème «Les Noirs en France, anatomie d’un groupe invisible» connaissait une affluence massive, inattendue pour les organisateurs eux-mêmes, avec plus de 500~personnes se pressant dans l’amphithéâtre de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Maître de conférences dans cet établissement, Pap Ndiaye a été l’un des principaux artisans de cette rencontre, avec Louis-Georges Tin, maître de conférences à l’IUFM d’Orléans, et Patrick Lozès, ancien candidat UDF aux législatives de 2002, parti qu’il a quitté depuis.
Ces trois personnalités, devant le succès de cette journée de réflexion, se décident à agir et, notant les attentes de nombre de militants associatifs noirs, invitent plus de 60~associations le 19 novembre 2005 à se fédérer : ce sera le Cran, pour Conseil représentatif des associations noires. Car, se souvient Patrick Lozès, élu président ce jour-là, «il a fallu du cran pour se présenter publiquement, en tant que Noir» , face aux accusations de communautarisme de certains militants républicains purs et durs,
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