Les patrons sociaux veulent se faire entendre
Les employeurs de l’économie sociale demandent leur reconnaissance et mènent campagne pour les prud’homales de décembre. Les explications de Sébastien Darrigrand, délégué général d’une organisation atypique.
dans l’hebdo N° 1010 Acheter ce numéro
Vous avez demandé officiellement au ministre du Travail que l’Union de syndicats et groupements d’employeurs représentatifs dans l’économie sociale (Usgeres) [^2] devienne une organisation d’employeurs représentative. Pourquoi maintenant ?
Sébastien Darrigrand : La loi sur le dialogue social du 31 janvier 2007 et la position commune signée le 9 avril 2008 sur la représentativité syndicale des salariés affirment la volonté des pouvoirs publics de revoir les règles. Nous disons que la position commune ne doit être qu’une étape qui doit nous amener à ouvrir le dialogue sur la représentativité patronale. Le Medef représente une très grande partie des entreprises dans ce pays, mais il s’agit de prendre en compte aujourd’hui les employeurs de l’économie sociale, qui ne sont représentés nulle part.
Un enjeu important pour les employeurs sociaux. Guez/AFP
Comment expliquer cette absence de reconnaissance jusqu’à aujourd’hui ?
La structuration de la représentation des employeurs de l’économie sociale est récente. L’Usgeres a été créée en 1994, et l’organisation s’est donné la possibilité de négocier des accords collectifs de travail en 2004, autant dire hier. Un deuxième élément est qu’il existe en France une certaine tradition autour de quelques organisations patronales reconnues il y a longtemps par les pouvoirs publics, soit virtuellement, soit par le biais d’actions
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