Les sans-terre traités en terroristes

Le pouvoir judiciaire de l’État du Rio Grande do Sul veut obtenir la dissolution du mouvement des paysans pour raison de « sécurité nationale ». Tollé et inquiétude des associations.

Patrick Piro  • 17 juillet 2008 abonné·es

« C’est la plus importante conspiration civile et militaire contre un mouvement social depuis la dictature ! » La sentence est de l’avocat du Mouvement des paysans sans-terre (MST), face à l’attaque sans précédent que celui-ci subit dans l’État brésilien du Rio Grande do Sul. Longtemps fief du Parti des travailleurs (PT) de Lula, cet État est aujourd’hui gouverné par le Parti de la social-démocratie brésilienne (PSDB), son principal adversaire politique. Envolée outrancière ? Cette référence aux objectifs et méthodes de la dictature, qui n’a pris fin qu’en 1985, est confortée par plusieurs voix dans les milieux associatifs et politiques de gauche.

Fin juin, presque par mégarde, le MST [^2], qui lutte pour la

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Monde
Temps de lecture : 4 minutes