Mortelle vérité

Le cinéaste Guy Deslauriers a consacré un film au journaliste et militant communiste martiniquais André Aliker, assassiné en 1934. Un comité de soutien réunit des fonds pour le sortir sur grand écran.

Xavier Frison  • 3 juillet 2008 abonné·es
Mortelle vérité
À lire : Château Aubéry, Georges Mauvois, K éditions, 20 euros.
Comité de soutien au film l’Affaire Aliker, c/o Marie-Denise Grangenois, villa n° 11 Vétiver, 972222 Case-Pilote, 05 96 78 85 76, mariegrangenois@mediaserv.net

Certains accouchements sont plus douloureux que d’autres. Celui du prochain film du cinéaste martiniquais Guy Deslauriers (voir entretien page suivante), consacré à l’histoire d’un homme et de tout un peuple, se fait aux forceps. André Aliker, journaliste et militant communiste martiniquais, meurt assassiné le 12 janvier 1934 pour avoir osé dénoncer les agissements illégaux du riche industriel et planteur blanc Eugène Aubéry. L’affaire Aliker est née, symbole de la lutte du prolétariat martiniquais contre l’élite béké (blancs créoles descendants des premiers colons) et de l’émergence d’un journalisme de combat, aux poches vides mais aux reins solides. L’histoire inspire Guy Deslauriers, dont les caméras commencent à tourner en mars 2007.

Stomy Bugsy joue le rôle d’André Aliker dans le film de Guy Deslauriers. Kreol production

Seulement voilà, « à la suite de problèmes techniques et d’une détérioration de la pellicule […], les fonds, récoltés majoritairement

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