Penser la rupture et le radicalement nouveau
Mathématicien et romancier, Denis Guedj[^2] nous propose une réflexion sur la tendance des « prévisionnistes » à toujours reproduire le « même ».
C’est-à-dire à penser l’avenir comme une répétition du passé. D’où leur imprévision…
[^2]: Dernier livre paru : les Mathématiques expliquées à mes filles, Le Seuil.
dans l’hebdo N° 1012-1014 Acheter ce numéro
« J'appelle les vivants pour qu’ils se défendent contre le monstre qui apparaît à l'horizon et je pleure sur les morts innombrables couchés là-bas vers l’orient et dont la puanteur arrive jusqu'à nous comme un remords. » L’appel de Jaurès est resté sans réponse parce que les vivants, empêtrés dans le présent, étaient déjà morts. Jaurès VOIT les morts, SENT la puanteur, les autres, les millions d’autres ne voient rien, ne sentent rien. Peut-on vraiment avertir de l’imminence d’une catastrophe ? « J’appelle les vivants ! »
Est prévisible ce qui, d’une manière ou d’une autre, se réduit à la perpétuation de ce qui est. Le radicalement nouveau échappe à la prévision, parce que justement, il n’est pas réductible aux temps présents. Extrapoler, maître mot des
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