Toulouse, (Haute-Garonne), 22 juin, 100 personnes

Politis  • 24 juillet 2008
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Au lendemain de la Fête de la musique, le cinéma Utopia de Tournefeuille accueillait, le matin, une centaine de personnes, des militants qui n’avaient pas tous signé l’appel. Denis Sieffert a présenté l’initiative et tenté d’apporter une réponse aux questionnements de certains. Le fait que Raoul Marc Jennar ait retiré sa signature a mérité un éclaircissement. « Certains reprochent à des personnes de figurer dans la liste des signataires. On ne peut empêcher quelqu’un de signer. On ne peut pas non plus faire du “non” du 29 mai [au référendum sur le TCE] un critère de sélection pour toujours » , a-t-il précisé.

La question de la définition du projet a été débattue. Le directeur de Politis a souligné qu’un rassemblement devra « en passer par les régions » . Mais on ne bâtira rien sur de « l’inexistant ». Les partis, le PC, la LCR, les Alternatifs, les syndicats et associations, s’ils se reconnaissent dans la démarche, doivent trouver leur place dans une dynamique où la définition du projet reste la préoccupation centrale. Il ne s’agit pas de se fixer des objectifs prématurés, à la différence du contexte électif de la présidentielle qui a donné corps aux collectifs unitaires antilibéraux. Aujourd’hui encore vivaces, les collectifs ne sont plus de nature à porter un projet d’unité large des forces de gauche après l’échec de la candidature unique. Ainsi, la genèse du projet doit-elle être précédée d’une réflexion sur la chronologie, élément essentiel.

Ces réunions doivent préparer à une rencontre plus large, dont la forme reste encore à définir et qui devrait avoir lieu vers la fin septembre. L’objectif premier est de favoriser la discussion. Après que plusieurs participants ont exprimé soit leur grande ambition de voir l’initiative donner jour à un large front politique de gauche (incluant peut-être des pans du PS), soit leur scepticisme quand aux chances de réussite de l’initiative, Denis Sieffert a formulé le souhait que ni les événements sociaux ni l’actualité politique ne puissent arrêter le débat entre tous les partenaires afin de créer, dans un premier temps, un cadre permanent de discussion. Si le journal Politis assure un certain suivi de l’appel, la « mise en orbite » du projet est aussi programmée.

Politique
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