Musique sans frontières

Avec leurs instruments bricolés à partir d’objets récupérés, Jean-Louis Méchali et les Urbs ont conçu un spectacle original pour de jeunes artistes de banlieue parisienne et d’Afrique du Sud : un modèle de coopération transculturelle.

Denis Constant-Martin  • 20 novembre 2008 abonné·es

Le projet de Lutherie urbaine a démarré au début du nouveau millénaire. Il repose sur l’idée que nous vivons dans une société du gaspillage, où beaucoup d’objets mis au rebut pourraient trouver une nouvelle vie. De vieilles machines à laver, d’ustensiles de cuisine, de tubes en PVC, bref de pratiquement n’importe quoi, peuvent sortir des instruments de musique, il suffit d’un peu ­d’imagination. Mais pour que ce recyclage prenne tout son sens, il ne doit pas être réservé à des spécialistes : des amateurs, surtout des jeunes, sont invités à fabriquer, avec les conseils d’un spécialiste, leurs instruments puis à en jouer. Enfin, à ces luthiers-bricoleurs-musiciens il faut donner à interpréter des musiques originales. C’est le rôle de Jean-Louis Méchali, percussionniste (dans des ­groupes emblématiques du nouveau jazz français des années 1970, tels le Cohelmec ou le Matchi Oul) et compositeur (en particulier pour le théâtre), qui conçoit et pilote les projets de la Lutherie urbaine. Depuis huit

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Culture
Temps de lecture : 5 minutes