Président de la télévision française
Le projet de loi sur la réforme de l’audiovisuel public est débattu à l’Assemblée ce 25 novembre. Suivant les volontés de Nicolas Sarkozy, il impose à France Télévisions une mainmise politique et une fragilité financière.
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Récapitulons. Le 8 janvier dernier, de son propre chef (le mot est faible), Nicolas Sarkozy annonce une réforme de la télé publique et une suppression des ressources publicitaires au motif qu’elles sont de nature à pervertir la programmation. France Télévisions vivrait une dérive commerciale altérant des programmes ambitieux, culturels, nuisant à la diversité et à la formation de l’opinion. Branle-bas de combat et tumulte à France Télévisions et dans les rangs ministériels intéressés, qui découvrent en même temps cette brusque décision. Une révolution (sire !), véritable serpent de mer, longtemps avancée et soutenue par la gauche.
Nicolas Sarkozy nommera lui-même le PDG de France Télévisions. Un cas unique en Europe. Euler/AFP
Dans la foulée, Nicolas Sarkozy nomme Jean-François Copé président d’une commission censée réfléchir et proposer une méthode. La réflexion est de taille financière : supprimer la pub, c’est amputer France Télévisions de 650 millions d’euros. Une situation dramatique quand l’on sait que son budget ric-rac est déjà très inférieur à ses homologues allemand et anglais. En juin, la Commission Copé rend son rapport, retouché aussi sec par Sarkozy. Toujours pourvu de bonnes intentions pour sortir de la dictature de l’audimat, pour mieux informer, cultiver, distraire, montrer que « l’audience doit être une ambition et non une obsession » . Des lignes où se distinguent les notions de « pluralisme » et de « transparence » , des idées de « financement » et de « gouvernance » (comme on gouverne des sujets). De fait, le service public va reposer sur un nouveau fonctionnement du conseil d’administration : deux représentants de l’État, deux autres du personnel et huit personnalités « issues du monde de l’entreprise », désignées par le gouvernement (tant qu’à
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