Élections européennes, parti socialiste : mensonges et omissions

Le PS, qui a donné le coup d’envoi de sa campagne à Toulouse, s’échine à repeindre en rose une social-démocratie européenne qui a renoncé à transformer le monde.

Michel Soudais  • 30 avril 2009 abonné·es
Élections européennes, parti socialiste : mensonges et omissions

À gauche toute ! Sous le patronage de Jean Jaurès, dont on fête cette année le cent-cinquantième anniversaire de la naissance, Martine Aubry a donné, à Toulouse, le 24 avril, le coup d’envoi de la campagne du Parti socialiste pour les élections européennes. « Il nous faut construire une Europe nouvelle, un peu moins sauvage » , a lancé la Première secrétaire du PS en reprenant les termes du dernier article du député de Carmaux. À gauche toute encore ! Les socialistes redescendent dans la rue. Pas question pour eux de regarder passer les défilés du 1er mai cette année, alors que les syndicats, pour une fois unis, battront le pavé d’un même pas. Depuis un mois, les militants ont reçu leur ordre de mobilisation. Le PS veut « son » cortège. À Paris, où celui-ci devrait être le plus important, Martine Aubry défilera en compagnie de Bertrand Delanoë et de… Ségolène Royal. Laquelle avouait récemment ne pas se souvenir avoir jamais participé à une manifestation pour la Fête du travail. À en juger par le tract national édité pour l’occasion, il s’agit d’ailleurs moins d’une manifestation que d’une « marche » pour dire « Sarkozy-Barroso stop ! » « Les Français ne veulent plus de cette Europe-là » , ils rejettent « l’Europe de la

Envie de terminer cet article ? Nous vous l’offrons !

Il vous suffit de vous inscrire à notre newsletter quotidienne :

Vous préférez nous soutenir directement ?
Déjà abonné ?
(mot de passe oublié ?)
Politique
Temps de lecture : 7 minutes

Pour aller plus loin…

Primaire à gauche : les socialistes choisissent le huis clos
Récit 10 juillet 2026 abonné·es

Primaire à gauche : les socialistes choisissent le huis clos

Les militants socialistes décident d’embarquer leur parti dans une primaire réservée aux seuls adhérents du PS et de Place publique. Selon ses détracteurs, le processus est taillé pour Raphaël Glucksmann. Olivier Faure est mis en minorité dans son propre parti.
Par Lucas Sarafian
Feuilleton judiciaire de Marine Le Pen : trois questions et deux scénarios
Justice 8 juillet 2026

Feuilleton judiciaire de Marine Le Pen : trois questions et deux scénarios

Si l’attention politique et médiatique s’est resserrée autour de la candidature de la cheffe de file du Rassemblement national pour 2027, l’agenda judiciaire ne doit pas être occulté.
Par Céline Martelet
Marine Le Pen : à peine condamnée, déjà en campagne  
Récit 8 juillet 2026 abonné·es

Marine Le Pen : à peine condamnée, déjà en campagne  

La cheffe de file du Rassemblement national commence sa campagne présidentielle coûte que coûte, après un pourvoi en cassation suite à sa condamnation en appel. La quadruple candidate veut lancer le récit de sa propre résurrection face à un « système » qui voudrait sa peau. Et gomme la naissance d’une ligne libérale portée par Jordan Bardella.
Par William Jean
Une France des « écorégions » : le rêve insoumis d’une décentralisation verte
Analyse 3 juillet 2026 libéré

Une France des « écorégions » : le rêve insoumis d’une décentralisation verte

Le quadruple candidat à la présidentielle réfléchit à l’une des premières grandes réformes qu’il mènera s’il accède à l’Élysée : redessiner la France en douze grandes régions entièrement pensées pour la planification écologique.
Par Lucas Sarafian